Comprendre les seuils de perturbation pour le caribou des bois

By 8 décembre 2016Blogue, Nouvelles sur l'EFBC

Partout en forêt boréale, les aménagistes doivent relever le défi de préserver la biodiversité, et notamment le caribou des bois, une espèce menacée. Les signataires de l’Entente sur la forêt boréale canadienne (EFBC) veulent faire progresser à la fois la conservation et la compétitivité du secteur forestier en forêt boréale. Pour réaliser leur engagement à utiliser la meilleure information disponible dans leur recherche de solutions aux difficultés de la conservation du caribou des bois, le comité scientifique de l’EFBC a rendu public cette semaine le document intitulé Comprendre les seuils de perturbation et les occasions d’améliorer les résultats pour le caribou boréal au Canada : Introduction. Ce court rapport vise à aider les signataires de l’EFBC et d’autres intervenants à faire avancer la conservation du caribou des bois en fournissant de l’information sur les fondements scientifiques du document qui guide le rétablissement du caribou boréal, soit le Programme de rétablissement du caribou des bois (population boréale) d’Environnement et Changement climatique Canada.

Le programme national de rétablissement du caribou présente des lignes directrices qui se basent sur la probabilité qu’une population de caribou persiste avec le temps compte tenu de la quantité de perturbations humaines et naturelles dans son aire de répartition. Le programme établit un maximum de perturbation totale de 35 % dans une aire de répartition (ou, au contraire, de 65 % non perturbé) comme « seuil basé sur le risque » que les aménagistes doivent chercher à atteindre en limitant l’empreinte du feu et des activités industrielles. On estime que le seuil de 65 % d’habitat non perturbé donne aux populations, en moyenne, une probabilité de stabilité ou d’augmentation de 60 % au fil du temps.

Le document d’introduction de l’EFBC répond à des questions importantes, présente le fondement scientifique du choix du pourcentage de 65 % non perturbé comme seuil et explique pourquoi on prévoit des zones tampons de 500 m autour des perturbations humaines. Il montre aussi comment différentes variables associées aux perturbations expliquent combien de veaux s’ajoutent à la population chaque année (un indicateur clé de la persistance de la population).

« Les aménagistes forestiers et les spécialistes de la conservation ont soulevé d’importantes questions sur la façon de formuler des recommandations conformes aux lignes directrices du programme national de rétablissement du caribou dans la forêt boréale canadienne. Cette introduction constitue une ressource précieuse et accessible pour élaborer des recommandations qui respectent les exigences du programme et de la Loi sur les espèces en péril », a déclaré Ronnie Drever, écologiste forestier pour TNC Canada.

Fiona Schmiegelow, professeure, directrice du programme de sciences nordiques à l’Université de l’Alberta, conseillère scientifique principale de l’EFBC et présidente indépendante de son comité scientifique, affirme « qu’une planification efficace exige des données scientifiques solides qui sont disponibles pour une variété d’intéressés. Le document aborde les concepts scientifiques fondamentaux du programme national de rétablissement, qui sont nécessaires pour élaborer des plans de haut niveau pour le rétablissement du caribou. »

Pour en savoir plus sur la façon dont les entreprises membres de l’APFC et d’autres organismes utilisent les meilleures données scientifiques disponibles pour formuler des recommandations qui protègent le caribou tout en assurant la viabilité d’un secteur des produits forestiers prospère :

Cadre méthodologique de planification des mesures pour le caribou dans le cadre de la mise en œuvre de l’Entente sur la forêt boréale canadienne


Ronnie Drever est écologiste forestier pour TNC Canada et membre du comité scientifique de l’Entente sur la forêt boréale canadienne.